samedi 23 juillet 2011

COMMUNIQUE OUEST FRANCE

Les élus de Bréal Autrement désapprouvent l’avis de la communauté de communes de Brocéliande qui accepte la proposition du préfet de créer la communauté de communes du pays de Brocéliande regroupant les 5 communautés de communes de l’ancien arrondissement de Montfort: Bécherel, Saint Méen, Montauban, Montfort et celle de Brocéliande.
Ce vote est en désaccord avec celui du conseil municipal de Bréal sous Montfort. Rappelons que lors de ce dernier la quasi-totalité des conseillers municipaux ont voté contre cette proposition.
L’avenir des bréalais ne se construira ni à Plélan, ni à Montauban ! La commune de Bréal sous Montfort représente plus du ¼ de la population de la communauté de communes ; aucune décision engageant son avenir ne saurait lui être imposée par cette dernière.
Neuf élus du conseil municipal de Bréal sous Montfort ont accepté l’idée de rejoindre la seule communauté de Montfort, la majorité des conseillers municipaux n’a exprimé aucune préférence, ni manifesté aucune exclusive à l’égard d’aucune communauté de communes, y compris celle de Rennes-Métropole après qu’a été constaté dans le débat municipal l’irréalisme du maintien de l’actuel communauté de communes appelée à disparaître.
Le rattachement à Montfort Communauté contraindrait la commune à quitter le Syndicat intercommunal d’action sociale qui a son siège à Mordelles entraînant une rupture dans la continuité du service public d’action sociale perturbant les services à la personne qu’ils dispensent.
Pour cette raison, et parce que les bréalais pourront bénéficier des transports de Rennes Métropole et de la politique du logement que cette communauté à mise en place, les élus de Bréal Autrement considèrent que l’intérêt bien compris de la commune et de ses habitants est de rejoindre la communauté Rennes-Métropole, et non l’ancien arrondissement de Montfort supprimé en 1925.

Les élus de Bréal Autrement.
Le 22 juillet 2011.

vendredi 8 juillet 2011

REFORME TERRITORIALE: LE DEBAT!

Le débat sur la réforme territoriale a été animé, ouvert mais parfois confus. Pouvait-il en être autrement compte tenu de la formulation ambigüe et de l’incohérence des questions que Mr le Maire souhaitait soumettre au vote ?
Pour que chacun se fasse une opinion et comprenne bien la suite de l’article voilà ce qui a été soumis au vote.
Question N°1 : êtes-vous pour l’adhésion de la commune de Bréal sous Montfort à :
- Communauté de communes de Brocéliande
- Rennes Métropole
- Abstention
Question N°2 : Proposition de périmètre pour la nouvelle intercommunalité :
- Maintien dans le périmètre actuel de la communauté de communes de Brocéliande
- Elargissement aux autres communautés de communes
- Abstention
Nous avons dû batailler une bonne demi-heure pour simplement faire admettre à Mr le Maire qu’il fallait d’abord répondre à la question posée par le préfet alors que, dès les premiers échanges, on voyait bien qu’il y avait consensus sur ce point !
Les conseillers municipaux, majorité et opposition, sont en effet d’accord pour émettre un avis défavorable à la constitution d’une communauté de communes du pays de Brocéliande qui regrouperait les 5 communautés de communes : Brocéliande, Montfort, Montauban, Saint Méen et Bécherel.
Le maire s’est abstenu. Ne voulant pas déplaire au préfet il a courageusement refusé de voter cet avis proposé par les élus de Bréal Autrement.
Toute la soirée, il a cherché à enfermer le débat dans une fausse alternative : maintien du statu quo contre adhésion à Rennes Métropole oubliant que le préfet voulait connaître l’avis du conseil municipal de Bréal mais pas celui de la communauté de communes. Le conseil municipal de Bréal ne peut pas décider pour les autres communes.
Une majorité de conseillers municipaux a d’abord voté (question N°1) pour le statu quo, c’est à dire le maintien de la communauté de communes dans sa composition actuelle. Les élus de Bréal Autrement ont refusé de prendre part à ce vote puisque le préfet n’a jamais proposé de faire éclater la communauté de communes en proposant par exemple à la commune de Plélan le Grand de rejoindre le pays de Guer (comme elle le souhaite) et qu’il exclu que la communauté de communes n’aille pas rejoindre d’autres collectivités.
Surprise en fin de séance.
A l’issue d’un ultime vote (question N°2) en contradiction totale avec le vote en faveur du maintien du statu quo, il est apparu que les conseillers municipaux, étaient majoritairement favorables à l’adhésion à une ou plusieurs autres communautés de communes, sans même exclure Rennes Métropole.

Moralité :
Bien malin celui qui peut fournir une interprétation claire du vote du conseil municipal. En entretenant (volontairement ?) la confusion Mr le Maire espère peut-être se ménager une porte de sortie dans une affaire où il est bien mal engagé. En tout cas cela laisse toute latitude au préfet pour décider du sort des bréalais à leur place et c’est bien regrettable.

lundi 4 juillet 2011

BREAL ET LA REFORME TERRITORIALE

Pourquoi une réforme territoriale ?
Il y a unanimité parmi les élus de droite comme de gauche, et convergence de diagnostic de tous les rapports publics relatifs aux collectivités territoriales pour en finir avec:
• l'empilement des structures : communes, intercommunalités à fiscalité propre, syndicats intercommunaux à vocation unique ou multiple, syndicats mixtes (ouverts ou fermés), pays, départements, régions, État et Europe ; depuis plus de 30 ans, nous avons toujours ajouté, jamais rien retranché ;
le millefeuille administratif est devenu illisible et ingérable.
• l'enchevêtrement des compétences et la concurrence entre institutions : aujourd’hui, il faut être un expert en droit public pour comprendre qui est qui et qui fait quoi.
• ces chevauchements institutionnels ont un coût de plus en plus élevé en contradiction avec la nécessité de maîtriser la dépense publique locale.

Comment se traduira-t-elle au niveau local ?
Son objectif, en théorie tout à fait respectable, est de simplifier de clarifier et d’alléger les structures locales tout en respectant autant que faire se peut les bassins de vie. Elle induit un regroupement et (ou) un redécoupage des communautés de communes existantes.
Le préfet a été chargé de l’organisation concrète de cette nouvelle carte du département. Ses propositions sont parues courant Avril. Chaque commune doit maintenant donner son avis avant fin Août (Bréal le donnera lors du Conseil Municipal du jeudi 7 Juillet).
Force est de constater que depuis la parution du projet, des réticences ou des oppositions de la part de maires se font de plus en plus souvent entendre.
Que reprochent donc ces élus à ce nouveau découpage ?
Certains y voient une perte d’identité, d’autres considèrent que l’on va détruire ce qu’ils ont mis des années voire des décennies à mettre en place souvent avec difficultés, d’autres y voient une perte de pouvoir. D’autres encore s’inquiètent du futur fonctionnement de ces super communautés de communes.
Il y a sans doute du vrai dans tout cela, mais doit-on pour autant verser dans l’immobilisme et ne pas tenir compte du monde qui nous entoure ?
Certainement pas.
Alors il faut accepter de débattre sereinement de cette réforme et voir ce qui est le mieux pour notre commune. C’est la position des élus de Bréal Autrement , ce n’est pas celle de Mr le maire et de sa majorité et c’est bien regrettable.


Que dit-on dans les communautés de communes concernées (Montfort, Montauban Bécherel et Saint Méen)?
La proposition du préfet de réunir les communautés de communes de Brocéliande (à laquelle appartient Bréal), Montfort, Montauban, Saint Méen et Bécherel a été mal reçue par de nombreux maires quelque soient leurs sensibilités politiques.
Christophe Martins, maire d’Iffendic, et vice président de Montfort Communauté, estime à juste titre que le pays de Brocéliande n’est pas un bassin de vie. Comme beaucoup de ses collègues il ne veut pas d’un «mariage à 5».
Par contre la majorité des élus des communautés de Montauban et de Saint Méen seraient prêt fusionner voire à constituer un "ménage à 3" avec Montfort. Quant à Bécherel, personne n’en veut et en plus Romillé sa commune la plus importante souhaite rejoindre Rennes Métropole.

Et Bréal dans tout ça ?
Un questionnaire réalisé en Avril 2011 à la demande de la communauté de communes auprès des élus donne une idée de leurs souhaits: 8 sur 11(seuls 11 élus sur 27 ont répondus…) acceptent le rattachement à une intercommunalité regroupant celles composant le pays de Brocéliande, 2 sont favorables à Rennes Métropole et 1 demande la rattachement à Guer. Les communes de Plélan et Maxent penchent très majoritairement pour un rattachement au pays de Guer, les avis des autres communes sont très partagés.
Le préfet ne manquera pas de relever ,au moment de décider, qu’une majorité des élus des communes de la communauté de Brocéliande souhaitent la disparition de cette dernière à laquelle ils sont finalement peu attachés, et le rattachement des différentes communes qui la composent à l’une ou l’autre des communautés de communes dont elles sont limitrophes.

Le maintien de la situation actuelle serait la pire des choses pour les bréalais et les condamneraient à regarder s'éloigner le train du progrès. Ce serait infiniment triste car la commune a de nombreux atouts à faire valoir!
Les habitants de Bréal doivent pouvoir prendre en main le destin de leur commune et imposer leur point de vue au conseil municipal. .