Cette question il faudra bien la trancher dans les plus
brefs délais si l'on ne veut pas assister impuissant à l'asphyxie progressive
de la commune par un trafic routier inexorablement croissant.
La déviation: il s'agit,
rappelons-le de dévier la RD 62. Cette déviation était inscrite dans un schéma
global dont l'objectif était de relier le nord au sud du département (Saint
Malo à Redon et indirectement à Nantes) sans passer par Rennes et en évitant
les communes situées sur cet axe. Autre objectif : créer une liaison supplémentaire
entre la RN 12 et la RN 137.
Depuis la mise en service de la déviation de Montfort, le
nombre de communes non encore déviées s’est réduit: Talensac, Goven et
Bréal.
Alors les optimismes diront que ça finira bien par se faire!
Oui mais quand?
Il semblerait que les choses bougent un tout petit peu, du
moins si l'on en croit l'APAS… Cette association dont on a entendu dire qu’elle
était l'interlocuteur local du Conseil Général!
Logiquement l'interlocuteur privilégié du conseil Général
devrait être la municipalité, son maire et les commissions municipales (urbanisme,
voirie,...). Notons au passage que ces dernières n'ont jamais été consultées ou
associées à une quelconque négociation...
Mais soyons optimismes (dans 4 ou 5 ans la déviation est
réalisée) et réfléchissons sur son impact sur le trafic dans Bréal, autrement
dit qui l'empruntera: les véhicules qui circulent déjà sur cet axe (sauf ceux
qui auront affaire au centre bourg), une partie des véhicules issus de la ZI du
Hindré et qui souhaitent se diriger vers Redon. On voit tout de suite que le
nombre de véhicules concernés restera modeste (de l’ordre de 2000 véhicules;
c’est peu comparé aux 10000 qui circulent autour du rond-point d’où partira
cette déviation).
Alors que faire pour augmenter le flux et « rentabiliser »
la déviation?
1°) Interdire la traversée de Bréal aux poids lourds en
transit. Mais ça Mr le Maire ne veut pas en entendre parler.
2°) Réaliser en même temps la déviation de Goven. Mais cette
solution, évoquée à une époque, ne semble plus d'actualité, restrictions
budgétaires obligent.
De plus cette déviation a un gros handicap: elle est, dans
l’état actuel du projet, peu accessible à partir des zones à densité de
population élevée (lotissements, centre bourg).
Le contournement: son objectif est d'une part
d'éliminer la majeure partie du trafic de transit (notamment celui qui emprunte
« l’axe noir » rue de Montfort, centre-ville rue de Bruz) et d'autre
part de permettre à la plus grande majorité des Bréalais de sortir rapidement
de la commune.
Cette solution apparait nettement plus satisfaisante que la
déviation.
Reste le problème de son tracé. En effet on peut contourner
Bréal par l’Est ou par le Sud-Ouest.
Chaque option a ses avantages et ses inconvénients.
Le tracé
Est, sans doute le plus court, pourrait être relié assez facilement à
l'échangeur de Mordelles Ouest à condition
de compléter ce dernier, mais il doit être créé de toute pièce.
Le tracé Sud-Ouest est plus long mais il pourrait s'appuyer
en partie sur le tracé de la déviation de la RD 62 si cette dernière est
réalisée.
En tout cas il
devient de plus en plus urgent d’étudier sérieusement la question sans écarter
à priori une hypothèse et de sortir enfin des querelles stériles entre le maire
de Bréal et le conseil général.