samedi 22 juin 2013

Molière, le maire de Bréal et sa majorité.


Molière n’aimait pas les cuistres. Mais ils lui permettaient de faire rire. Il aurait donc aimé la prose du maire et de sa majorité.
Un cuistre est une personne vaniteuse qui emploie des mots savants sans bien en connaître le sens. Le maire et sa majorité  croient disqualifier l’opposition en lui appliquant le qualificatif de quérulente, vieux mot utilisé dans le langage de la psychiatrie. Les bréalais, gens de bon sens,  savent que l’opposition est saine d’esprit. L’opposition, elle, s’en remet au jugement de la population et laisse le maire et la majorité à leur cuisterie.

 La maire et la majorité sont tout aussi sains d’esprit quand ils décident de méconnaître les règles qui garantissent la transparence des marchés publics, délivrent des permis de construire de complaisance, votent des subventions à un adjoint, refusent d’examiner les comptes de la SAUR pour diminuer la taxe de la redevance d’assainissement, votent des impôts sans nécessité, sous-estiment la capacité d’investissement de la commune et repoussent aux calendes grecques des dépenses dont le montant sera alors deux à trois plus élevé, quelques années plus tard.
Si le maire et la majorité au lieu de s’essayer à la psychiatrie au point d’en devenir cuistres,  mettaient en œuvre une réflexion de fond sur les dossiers de la commune, celle-ci serait sans aucun doute mieux gérée.

mercredi 5 juin 2013

DEVIATION OU CONTOURNEMENT ?

Cette question il faudra bien la trancher dans les plus brefs délais si l'on ne veut pas assister impuissant à l'asphyxie progressive de la commune par un trafic routier inexorablement croissant.

La déviation: il s'agit, rappelons-le de dévier la RD 62. Cette déviation était inscrite dans un schéma global dont l'objectif était de relier le nord au sud du département (Saint Malo à Redon et indirectement à Nantes) sans passer par Rennes et en évitant les communes situées sur cet axe. Autre objectif : créer une liaison supplémentaire entre la RN 12 et la RN 137.
Depuis la mise en service de la déviation de Montfort, le nombre de communes non encore déviées s’est réduit: Talensac, Goven et Bréal.
Alors les optimismes diront que ça finira bien par se faire!
Oui mais quand?
Il semblerait que les choses bougent un tout petit peu, du moins si l'on en croit l'APAS… Cette association dont on a entendu dire qu’elle était l'interlocuteur local du Conseil Général!
Logiquement l'interlocuteur privilégié du conseil Général devrait être la municipalité, son maire et les commissions municipales (urbanisme, voirie,...). Notons au passage que ces dernières n'ont jamais été consultées ou associées à une quelconque négociation...
Mais soyons optimismes (dans 4 ou 5 ans la déviation est réalisée) et réfléchissons sur son impact sur le trafic dans Bréal, autrement dit qui l'empruntera: les véhicules qui circulent déjà sur cet axe (sauf ceux qui auront affaire au centre bourg), une partie des véhicules issus de la ZI du Hindré et qui souhaitent se diriger vers Redon. On voit tout de suite que le nombre de véhicules concernés restera modeste (de l’ordre de 2000 véhicules; c’est peu comparé aux 10000 qui circulent autour du rond-point d’où partira cette déviation).
Alors que faire pour augmenter le flux et « rentabiliser » la déviation?
1°) Interdire la traversée de Bréal aux poids lourds en transit. Mais ça Mr le Maire ne veut pas en entendre parler.
2°) Réaliser en même temps la déviation de Goven. Mais cette solution, évoquée à une époque, ne semble plus d'actualité, restrictions budgétaires obligent.
De plus cette déviation a un gros handicap: elle est, dans l’état actuel du projet, peu accessible à partir des zones à densité de population élevée (lotissements, centre bourg).

Le contournement: son objectif est d'une part d'éliminer la majeure partie du trafic de transit (notamment celui qui emprunte « l’axe noir » rue de Montfort, centre-ville rue de Bruz) et d'autre part de permettre à la plus grande majorité des Bréalais de sortir rapidement de la commune.
Cette solution apparait nettement plus satisfaisante que la déviation.
Reste le problème de son tracé. En effet on peut contourner Bréal par l’Est ou par le Sud-Ouest.

Chaque option a ses avantages et ses inconvénients.
 Le tracé Est, sans doute le plus court, pourrait être relié assez facilement à l'échangeur de Mordelles Ouest à condition  de compléter ce dernier, mais il doit être créé de toute pièce.
Le tracé Sud-Ouest est plus long mais il pourrait s'appuyer en partie sur le tracé de la déviation de la RD 62 si cette dernière est réalisée.

En tout cas il devient de plus en plus urgent d’étudier sérieusement la question sans écarter à priori une hypothèse et de sortir enfin des querelles stériles entre le maire de Bréal et le conseil général.