Molière n’aimait pas les
cuistres. Mais ils lui permettaient de faire rire. Il aurait donc aimé la prose
du maire et de sa majorité.
Un cuistre est une personne
vaniteuse qui emploie des mots savants sans bien en connaître le sens. Le maire
et sa majorité croient disqualifier
l’opposition en lui appliquant le qualificatif de quérulente, vieux mot utilisé
dans le langage de la psychiatrie. Les bréalais, gens de bon sens, savent que l’opposition est saine d’esprit.
L’opposition, elle, s’en remet au jugement de la population et laisse le maire
et la majorité à leur cuisterie.
La maire et la majorité sont tout aussi sains
d’esprit quand ils décident de méconnaître les règles qui garantissent la
transparence des marchés publics, délivrent des permis de construire de
complaisance, votent des subventions à un adjoint, refusent d’examiner les
comptes de la SAUR pour diminuer la taxe de la redevance d’assainissement,
votent des impôts sans nécessité, sous-estiment la capacité d’investissement de
la commune et repoussent aux calendes grecques des dépenses dont le montant
sera alors deux à trois plus élevé, quelques années plus tard.
Si le maire et la majorité au
lieu de s’essayer à la psychiatrie au point d’en devenir cuistres, mettaient en œuvre une réflexion de fond sur
les dossiers de la commune, celle-ci serait sans aucun doute mieux gérée.
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