Pourquoi une réforme territoriale ?
Il y a unanimité parmi les élus de droite comme de gauche, et convergence de diagnostic de tous les rapports publics relatifs aux collectivités territoriales pour en finir avec:
• l'empilement des structures : communes, intercommunalités à fiscalité propre, syndicats intercommunaux à vocation unique ou multiple, syndicats mixtes (ouverts ou fermés), pays, départements, régions, État et Europe ; depuis plus de 30 ans, nous avons toujours ajouté, jamais rien retranché ;
le millefeuille administratif est devenu illisible et ingérable.
• l'enchevêtrement des compétences et la concurrence entre institutions : aujourd’hui, il faut être un expert en droit public pour comprendre qui est qui et qui fait quoi.
• ces chevauchements institutionnels ont un coût de plus en plus élevé en contradiction avec la nécessité de maîtriser la dépense publique locale.
Comment se traduira-t-elle au niveau local ?
Son objectif, en théorie tout à fait respectable, est de simplifier de clarifier et d’alléger les structures locales tout en respectant autant que faire se peut les bassins de vie. Elle induit un regroupement et (ou) un redécoupage des communautés de communes existantes.
Le préfet a été chargé de l’organisation concrète de cette nouvelle carte du département. Ses propositions sont parues courant Avril. Chaque commune doit maintenant donner son avis avant fin Août (Bréal le donnera lors du Conseil Municipal du jeudi 7 Juillet).
Force est de constater que depuis la parution du projet, des réticences ou des oppositions de la part de maires se font de plus en plus souvent entendre.
Que reprochent donc ces élus à ce nouveau découpage ?
Certains y voient une perte d’identité, d’autres considèrent que l’on va détruire ce qu’ils ont mis des années voire des décennies à mettre en place souvent avec difficultés, d’autres y voient une perte de pouvoir. D’autres encore s’inquiètent du futur fonctionnement de ces super communautés de communes.
Il y a sans doute du vrai dans tout cela, mais doit-on pour autant verser dans l’immobilisme et ne pas tenir compte du monde qui nous entoure ?
Certainement pas.
Alors il faut accepter de débattre sereinement de cette réforme et voir ce qui est le mieux pour notre commune. C’est la position des élus de Bréal Autrement , ce n’est pas celle de Mr le maire et de sa majorité et c’est bien regrettable.
Que dit-on dans les communautés de communes concernées (Montfort, Montauban Bécherel et Saint Méen)?
La proposition du préfet de réunir les communautés de communes de Brocéliande (à laquelle appartient Bréal), Montfort, Montauban, Saint Méen et Bécherel a été mal reçue par de nombreux maires quelque soient leurs sensibilités politiques.
Christophe Martins, maire d’Iffendic, et vice président de Montfort Communauté, estime à juste titre que le pays de Brocéliande n’est pas un bassin de vie. Comme beaucoup de ses collègues il ne veut pas d’un «mariage à 5».
Par contre la majorité des élus des communautés de Montauban et de Saint Méen seraient prêt fusionner voire à constituer un "ménage à 3" avec Montfort. Quant à Bécherel, personne n’en veut et en plus Romillé sa commune la plus importante souhaite rejoindre Rennes Métropole.
Et Bréal dans tout ça ?
Un questionnaire réalisé en Avril 2011 à la demande de la communauté de communes auprès des élus donne une idée de leurs souhaits: 8 sur 11(seuls 11 élus sur 27 ont répondus…) acceptent le rattachement à une intercommunalité regroupant celles composant le pays de Brocéliande, 2 sont favorables à Rennes Métropole et 1 demande la rattachement à Guer. Les communes de Plélan et Maxent penchent très majoritairement pour un rattachement au pays de Guer, les avis des autres communes sont très partagés.
Le préfet ne manquera pas de relever ,au moment de décider, qu’une majorité des élus des communes de la communauté de Brocéliande souhaitent la disparition de cette dernière à laquelle ils sont finalement peu attachés, et le rattachement des différentes communes qui la composent à l’une ou l’autre des communautés de communes dont elles sont limitrophes.
Le maintien de la situation actuelle serait la pire des choses pour les bréalais et les condamneraient à regarder s'éloigner le train du progrès. Ce serait infiniment triste car la commune a de nombreux atouts à faire valoir!
Les habitants de Bréal doivent pouvoir prendre en main le destin de leur commune et imposer leur point de vue au conseil municipal. .
lundi 4 juillet 2011
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