vendredi 30 novembre 2012

BERIA OU BERIAL?

Pourquoi indiquer le nom de notre commune en gallo ?
La langue, c’est ce qui structure une pensée et c’est le reflet du mode de vie des gens qui la parlent.
Le gallo a souvent été dévalorisé car, fin XIXème et début XXème, il était surtout parlé par des gens de la campagne souvent pauvres.
Tout comme le breton il était loin d’être synonyme de réussite sociale. Pourtant, ce sont ces personnes qui ont construit notre passé et fait vivre notre contrée.
Bien sûr tout le monde ne va pas se mettre à parler gallo et de toute façon cela ne nuit en rien à l'apprentissage et à la maîtrise de la langue française.
Poser des panneaux bilingues, c’est simplement rappeler les origines de notre commune et la replacer dans son histoire. Cela permet d'entretenir la mémoire collective.
Déjà, le fait d’avoir posé la question en conseil a beaucoup fait parler ! Il y a les pour, il y a les contre, certains se remémorant des histoires racontées par leurs parents ou vécues lorsqu’il était gamins ! Et c’est bien là l’important : garder la mémoire.
Nous sommes persuadés qu’en rappelant aux jeunes générations ce qu’ont vécu leurs grands parents et arrières grand parents, nous les aiderons à prendre du recul et à construire leur avenir plus solidement.
NB : certains préféreraient BERIAL, pourquoi pas ?

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Pour moi, le nom de Beria , évoque le chef de la police politique de Staline...patron du NKVD qui devriendra le KGB, il a tue (ou plutot fait assassiner) des milliers d'hommes, il est considéré comme l'initiateur de la bombe atomique... s'il vous plait, n'associons pas le nom de notre commune aux heures noires du XXème siècle. Le temps des bolchevicks est révolu.

Anonyme a dit…

Cela devient un peu ridicule de voir bretonniser les noms, de vouloir faire revivre les"traditions". Combien y a t-il de "vrais " bretons à Bréal, en Ille et vilaine ?
Et si on se projetait plutot vers l'avenir?

JL Delabrosse a dit…

Que de courage ont ces locuteurs anonymes qui associent un nom de lieu d'origine romane à un nom de chef de police stalinien. quel raccourci historique stupide.
Quant à l'avenir, il ne se construit pas sur du sable. la Bretagne doit son dynamisme à la modernité mais aussi à la protection de sa culture et de ses langues; ce n'est pas imcompatible. Je vous invite à lire le texte d'introduction du fest noz au patrimoine de l'unesco

http://www.unesco.org/culture/ich/fr/RL/00707

Anonyme a dit…

Peut être mais doit-on passer tant de temps et consacrer tant d'argent au culte du passé ? c4est l'avenir qui nous intéresse et il ne semble pas facile....

Anonyme a dit…

Il ne s'agit pas de culte du passé mais de richesses à exploiter qui apportent bien être et convivialité à la population(ça aide à supporter le quotidien) et qui génèrent également de l'activité économique.

Anonyme a dit…

Cela doit produire moins de richesse que de l'investissement dans une bonne industrie !

Anonyme a dit…


Votre article est révélateur d'une nostalgie à laquelle il ne faut pas céder.

Au temps de Berial, le curé, le maire souvent un châtelain réglaient tous les aspects de la vie quotidienne. Maintenant c'est cette vie doit être réglée par des règles démocratiques qui semblent faire défaut. Le maire se croit le maître après Dieu.Il est le roi du village.
Il y a chez plusieurs élus une sorte de mépris pour la ville. C'est un sentiment moyen-ageux qui survit chez eux. Leur discours politique est emprunt de dolorisme et se sentiment négatif. sans soute aussi une forme d'anti- intellectualisme courant à l'extrême droite.
Bréal n'est pas plus en Brocéliande qu'en pays pourpre. Bréal est inclue dans la zone urbaine de Rennes et l'enquête publique qui a lieu à Talensac pour créer un couloir de circulation entre Rennes et le Verger est une stupidité technocratique destinée à contrer une réalité à laquelle ni Talensac, bi Bréal sous Montfort ne pourront échapper.

Un citoyen.