samedi 17 décembre 2011
INCONSCIENCE, INCOMPETENCE OU DEFI?
Le maire propose de revoter le budget 2008 comme si l’annulation était une simple formalité administrative. Rappelons que seuls des motifs graves peuvent justifier une annulation. Et c’est très rare !
Dans cette affaire l’opposition a été plus que raisonnable.
Elle n’a pas voulu contrarier l’action municipale. Le budget 2008 aurait pu être annulé beaucoup plus rapidement ce qui aurait mis les fonctionnaires de la commune et les fournisseurs en grande difficulté : ils n’auraient pas pu être payés pendant quelques mois. Nous n'avons évidemment pas souhaité qu'il en soit ainsi. C’est une procédure d’annulation différée qui a été choisie pour ne pas les pénaliser.
Retenons que le tribunal administratif a sanctionné le maire (et à travers lui son adjoint en charge des finances). Il a expliqué dans les motifs du jugement les défauts auxquels le maire doit remédier pour une adoption incontestable du budget 2008. Il suffirait d’en tenir compte.
Mais Mr le Maire entend prouver qu’il fait la loi dans sa commune et qu’il n’a rien à faire des conseils de bonne gestion donnés par quiconque.
Il veut revoter en 2011 … comme en 2008 et faire comme si le budget n’avait pas été annulé ! Les recettes et les dépenses étaient votées à la louche, on revotera à la louche. Pour mémoire, rappelons que le budget 2008 reprend 2.340.000 euros d’équipements non réalisés les années précédentes mais financés avec les impôts locaux acquittés depuis plusieurs années. En 2007 et 2008, les bréalais ont payé par avance des travaux qui n’ont été effectués qu’en 2009, voire en 2010.
Le vote à la sauvette en 2011 du budget 2008 est une manière d’escamoter un débat sur les ressources de la commune. Ce n’est pas qu'un problème juridique, c'est aussi un problème démocratique et de bon emploi des recettes.
La commune doit savoir où elle va, et pour ça elle a besoin d’un véritable débat d’orientation budgétaire qui arrête un plan pluriannuel d’investissements.
En réalité, ce que traduit le comportement du maire et d'une partie de son équipe, c’est une absence de méthode et une gestion « au doigt mouillé », sans boussole.
Or les marins,les vrais, savent bien que sans boussole le bateau court à la dérive.
Quel mépris pour les contribuables bréalais ! Pour les punir de demander des comptes le maire a décidé de défier les juges administratifs.
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2 commentaires:
Comme les salariés et le personnel communal les élus devraient suivre des stages de formation et être tenus d'en rendre compte à leurs collègues.
Je connais une commune où cela se fait pourquoi pas à Bréal ? Les élus sont ils trop savants? Il y aurait moins de procès, plus de transparence et plus d'intelligence.
Une fois encore vous êtes de sacrés faux culs.
Il faut demander une nouvelle fois l'annulation de ce budget 2008.
Ne vous laissez pas impressionner par la demande d'amende de Joseph D. qui demande votre condamnation à une amende administrative de 2500 euros par élu de l'opposition. Il ne l'obtiendra pas. Les juges ont compris que l'état de droit ne passait pas sur Bréal sous Montfort.
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